Du plaisir pour les enfants dans les bibliothèques publiques du Canada

Les dieux de l’Infierno

Par Camille Bouchard
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Chapitre 7

Chapitre 7 : L’Infierno est différent

— La lave nous entoure! s’inquiète monsieur Gonzales. Et ça pue le soufre! Si nous ne mourons pas calcinés, nous finirons asphyxiés. Il faut sortir de ce piège à rats!

— Il y a sûrement un point de passage quelque part, déclare papa. Trouvons une coulée qui sera suffisamment étroite pour la franchir!

 Mon visage ruisselle de transpiration. Par réflexe, je porte une main sur mon front pour l’essuyer. Je manque de faire tomber mon heaume. Je dois me résigner à ce que la sueur inonde mes sourcils, mon nez et même mes yeux.

Papa ordonne :

— Maria, reste avec ton père! Émile, suis-moi! Nous allons chercher un passage chacun de notre…

Il s’interrompt brusquement puis se met à tourner sur lui-même. Il s’efforce visiblement de trouver quelque chose à nos pieds. Il s’écrie :

— Nos échantillons! Où sont passés nos seaux et nos échantillons? Et où sont les pelles?

Chacun cherche autour de lui.

— Disparus! se désole papa.

— Je le répète, René, insiste monsieur Gonzales : il s’est passé quelque chose de mystérieux quand le météore a atteint le volcan. On dirait que nous ne sommes plus sur l’Infierno.

— C’est impossible, Julio! proteste papa. Nos outils ont dû être ensevelis sous le magma.

— Cette forêt n’est pas celle qui surplombe Selvarica, martèle le père de Maria. Il y a beaucoup plus de lave que lorsque nous avons perdu connaissance. Même le cône du cratère est plus élevé que celui de l’Infierno…

— On verra ces détails plus tard, recommande papa. Trouvons un point de passage. On commence à étouffer sous nos habits.

Nous voilà à la recherche d’un rétrécissement de la coulée qui nous permettrait de nous échapper de cette souricière de lave. J’ai terriblement chaud. Surtout, j’ai terriblement soif.

Le magma, vomi par la caldera, se répand en émettant des fumerolles. Le ciel est noir de nuées volcaniques. De la cendre rend l’air de plus en plus opaque.

— Par ici, crie soudain papa par-dessus son épaule. Julio! Maria! Par ici! Il y a une voie où nous pouvons nous faufiler!

Au milieu d’un bouillonnement de magma, une large coulée s’est divisée en cinq branches. De grosses pierres ont fait dévier sa course. Il est possible de franchir les ruisseaux de lave en fusion en faisant de petits sauts d’une roche à l’autre.

— J’y vais d’abord! lance papa.

Mais au moment où il lève le pied pour monter sur la première pierre émergeant du magma, un grand cri retentit. Tous, nous nous retournons vers le sommet du volcan.

— Qu’est-ce que c’était que ça? s’étonne Maria.

— Un animal? dis-je.

— Non, là, regardez! s’exclame monsieur Gonzales en désignant du doigt un surplomb rocheux.

On dirait l’entrée d’une caverne, mais pas très profonde. C’est à peine plus qu’un creux dans la paroi du versant. De la lave se répand de chaque côté. Les deux coulées se rejoignent par-devant et se referment en une large rivière visqueuse et brûlante.

Le cri se fait entendre de nouveau.

— Ça bouge sous le surplomb! lance Maria.

— Misère! jure mon père. Mais ce sont des gens!

Peux-tu deviner qui est coincé dans cette caverne?

Réponses

pinky9

leurs familles

23 août
lectrica

je crois que ses une famille

21 août
hiba

je crois que ce sonts des villageois et d’autre famille

8 août
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