Du plaisir pour les enfants dans les bibliothèques publiques du Canada

Les dieux de l’Infierno

Par Camille Bouchard
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Chapitre 10

Chapitre 10 : L’étrange phénomène de physique

Tout excité, je montre l’écran de mon téléphone à papa et à monsieur Gonzales. Je dis :

— Des historiens ont trouvé des gravures anciennes dans la région. Ils les ont déchiffrées. Ils pensent que, voilà huit cents ans, un météore a plongé vers l’Infierno en éruption. Le bolide se serait désintégré juste avant de percuter la montagne.

— Le même phénomène dont nous venons d’être témoins? s’étonne monsieur Gonzales.

— Il s’agit de coïncidences très rares, fait remarquer papa. C’est incroyable qu’elles se soient produites deux fois.

Maria tapote l’écran de mon téléphone avec les doigts et dit :

— Il y a des scientifiques qui affirment que quand le phénomène se répète, cela peut lier les deux époques.

— Comment ça, « lier les deux époques »? s’interroge monsieur Gonzales. Qu’est-ce que ça signifie?

Maria soupire très fort comme font les parents, parfois, quand nous mettons trop de temps à comprendre nos leçons. Elle explique :

— Les scientifiques prétendent que si quelqu’un se trouve dans le voisinage du volcan lorsque le météore approche, cette personne sera transportée à l’époque où l’autre phénomène s’est produit. Autrement dit…

C’est moi qui reprends :

— Autrement dit : nous étions présents lorsque le bolide s’est désintégré au-dessus du volcan en éruption au XXIe siècle, alors, nous avons été projetés dans le passé. Nous sommes à la période où le premier bolide a plongé vers l’Infierno en activité.

Monsieur Gonzales ouvre de grands yeux à son tour et désigne de son index la jeune famille que nous venons de secourir. Il déclare :

— Ce qui explique que nous soyons avec des gens qui parlent une langue ancienne et qui portent des tatouages que plus personne n’arbore aujourd’hui.

— Mais enfin, tout ça est impossible! lâche mon père, les bras ouverts et les yeux au ciel. Soyons sérieux. Les voyages dans le temps ne sont pas une réalité.

Monsieur Gonzales désigne la forêt, puis le cratère qui crache toujours de la fumée noire. Il dit :

— Voilà pourquoi je ne reconnais pas la ligne des arbres, pourquoi le cactus a disparu, pourquoi le cône du volcan est plus élevé… Nous sommes huit cents ans dans le passé!

Papa hoche la tête de gauche à droite et répète :

— Impossible. Les voyages dans le temps sont des histoires inventées.

En soupirant devant l’incrédulité de mon père, je remets mon téléphone dans ma poche. Je remarque alors que, au moment où je l’ai sorti, les graines et les épines de cactus sont tombées à mes pieds, au milieu de la cendre. Je m’apprête à les ramasser quand je note que le couple que nous avons secouru s’enfonce dans la forêt.

Monsieur Gonzales les aperçoit également, et c’est alors qu’il déclare à mon père :

— Il y a une excellente façon, René, de savoir si les voyages dans le temps sont possibles ou impossibles.

— Laquelle? demande papa.

— Suivons cette jeune famille et descendons jusqu’à Selvarica. Nous verrons bien si le village est le même et si nous sommes toujours au XXIe siècle.

— Bonne idée! réplique mon père.

Et, en compagnie de tout le monde, je m’engage dans la forêt sans plus penser à ramasser mes graines de cactus.

D’après toi, nos héros vont-ils découvrir le village tel qu’ils le connaissent, ou vont-ils demeurer prisonniers du passé?

Réponses

pinky9

dans le passé

23 août
hiba

prisonniers du passé

8 août
pokemon4

prison du passe

20 juil.
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